10 juin, cher journal...

10 juin, cher journal...
Cher journal,

T'ai-je déjà parler de maman ? Non, bien sur... C'est étrange, comme je pense à elle parfois. Je ne l'ai jamais connu et je ne sais même pas à quoi elle pouvait ressembler. Je sais juste ce que m'a dit papa, à savoir, que c'était une dryade et qu'elle avait les mêmes yeux que moi. Erwen, elle, a les yeux verts de papa. Il paraît qu'elle était très belle. Elle aurait pu en user pour séduire papa mais il m'a déjà dit qu'il était tombé amoureux de ce qu'elle était, au fond. Malheureusement, s'il ne l'avait pas aimé elle ne serait pas là où elle est aujourd'hui, et moi non plus en passant. Elle ne me manque pas particulièrement mais je l'aime. Papa non plus ne me manque pas, justement parce que je l'aime. Je n'ai pas envie de vivre dans le passé et puis, la tristesse est vite partie. Celle qui me manque, c'est Erwen.

Erwen est ma s½ur jumelle et c'est une Cracmol. Ca signifie qu'elle n'a aucun pouvoir magique et ce, malgré sa filiation sorcière. Elle en a longtemps souffert de ne l'a pas accepté. C'est la raison pour laquelle je ne la vois plus. Elle est partie en « apprentissage sorcier » dans une espèce de tribu. Ils usent de sa naïveté et je trouve ça répugnant mais elle refuse de me parler. On partageait tout. Je pense qu'on va jusqu'à partager notre vie et notre c½ur. S'il lui arrivait quelque chose, je le saurais et je ne le supporterais pas. Je n'ai pas peur habituellement mais j'ai si peur pour elle. Pourquoi est-elle partie ? Je me serais occupée d'elle moi. J'aurais même abandonné Poudlard pour vivre au manoir toute ma vie à ses côtés s'il le fallait. Hélas..

J'ai également hérité des aptitudes de maman, au contraire de ma s½ur. Elle était donc une dryade, créature de la Forêt Interdite. Je ne sais pas vraiment comment l'expliquer mais une dryade n'est à proprement dit pas une créature. C'est une source. Une source magique. Donc, n'étant pas vraiment vivant, elle ne pouvait s'attacher et devait demeurer auprès de mes « tantes » mais, allez savoir pourquoi, elle est tombée amoureuse de papa. Les gens ont du mal à comprendre. Ce genre de dons ne se reçoivent pas à la naissance et n'arrivent pas comme un colis par hibou sur la table. Ils ont commencé à apparaître lorsque j'étais enfant... A force d'entraînement et de temps, je les sens un peu plus en moi. Je la sens en moi. Maman. C'est bête mais j'ai l'impression de l'entendre me parler parfois. Peut-être est-ce une hallucination mais je préfère croire que c'est bien elle. Ce matin, j'ai réussi à secourir un oiseau qui s'était engouffré par une des fenêtres de la salle commune et avait atterri dans le lustre. Il n'est pas complètement remis sur pied mais son aile est comme avant. Je suis contente de moi même si ça me fait un peu peur. Je ne sais pas à quoi m'attendre et ça m'effraie. Je n'ose pas en parler, peut-être devrais-je me confier à Lynn ? Sûrement... J'angoisse à l'idée de devoir prochainement tout quitter pour prendre la place de maman au sein de ses s½urs et j'espère de tout mon c½ur que ça n'arrivera jamais.

# Enviado el viernes 16 de junio de 2006 12:31

Modificado el viernes 16 de junio de 2006 14:15

29 mai, cher journal...

29 mai, cher journal...
Cher journal,

Lundi, jour d'école... ou pas? Ainsi en ai-je, enfin en a-t-on décidé avec Delecto Turner, une Serpentarde mais chose étrange, sympathique! Je m'explique parce que je doute que tu ais tout compris. Alors que j'errais entre deux cours auprès de la fontaine d'eau du Hall, je me suis prise à faire un bateau en papier et à le faire voguer sur ces flots tumultueux. J'en deviendrais presque lyrique mais en fait, les flots ne sont pas si tumultueux que ça. La seule chose interessant dans cette fontaine est qu'elle est enchantée et que les cascades peuvent être de toutes les couleurs, des bulles de savons s'en échappent furtivement,... C'est magnifique. Il faut le voir pour le croire.

Mais revenons-en à nos moutons. J'étais donc tranquillement allongée, à déprimer ou plutôt pour faire moins mélodramatique: songer avec tristesse aux moments de dures labeurs qui m'attendaient et à mon amour en péril. Quand soudain, une verte demoiselle m'a surprise...de loin. Mon capital sympathie étant ce qu'il est je l'ai tout de suite jugée et adoptée comme étant une personne convenable à la discution. Et je ne me suis pas trompée. Gentille, interessante, etc je n'aurais pas assez de compliments pour décrire nos trois quarts d'heure de conversation. Il se trouve que par ailleurs je connais sa cousine poufsoufflienne, Mercure Donatella. Je l'ai aidé dernièrement à retrouver un anneau de grande valeur sentimentale accidentellement égaré au pied de la Forêt Interdite. Tragédie! Heureusement, tout est rentré dans l'ordre.

Parlons encore un peu de Delecto. Nous discutions, discutions, discutions de tout et de rien et de cours. Par le plus grand des hasards, elle avait Potions et elle détestait les Potions, j'avais Astronomie et je déteste l'Astronomie. Ainsi, au bout d'une bonne minute de quiproquos faciaux, nous décidâmes de sécher les cours. Je dois tout de suite t'avouer quelque chose: en cinq années passées à Poudlard je n'ai encore jamais séché les cours. Quels qu'ils soient. Mais en prévision de pareil bâptème, j'avais dans ma malle des Dragées Vomitifs dont nous avons fait usages... Je dois te laisser sur ce, car ces dragées sont longue durée...
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# Enviado el sábado 03 de junio de 2006 12:37

28 mai, cher journal...

28 mai, cher journal...
Cher journal,

On est dimanche et je m'ennuie à mourir. Comme beaucoup de mes amies sont le nez dans l'encre de leurs journal, je me suis dis: pourquoi pas moi? Bon, je te l'accorde tu n'es pas le premier et les autres ont fini en fumée au cours d'experiences diverses et variées que je préfère taire de peur que quelqu'un ne tombe sur toi! Mais ne t'inquiète pas mon beau, je te protégerai. Toi, c'est différent... Et voilà que je m'embale!

Je disais donc: je m'ennuie à mourir. Tu m'attendais, tranquillement, dans la malle... En quelques minutes je t'ai refaçonné à ma manière. Tu es maintenant vert émeraude, c'est ma couleur préféré. J'ai un peu honte à l'avouer parce qu'il s'agit de la couleur fétiche des Serpentard et comble de l'ironie: je ne supporte pas Serpentard. Mais après tout, une couleur n'est qu'une couleur! J'ai écrit sur un parchemin "Journal Intime de Meredith Ann" et je l'ai brûlé sur les côtés. Grâce à un sortilège de Collage, je l'ai parfaitement incrusté dans le bois fin. Bon, ça c'était pour que tu saches la tête que tu as... Je me sens tout de même bête: écrire à quelque chose qui ne me répond pas... Et si je t'ensorcelais pour que tu me répondes. Je réfléchis. Non, quelque chose me dit que ce ne serait pas une superbe idée!

Alors, je sais que tu vas te lasser de m'entendre te le dire mais je m'ennuie. Ce matin j'ai encore révisé pour les BUSEs (examens que l'on passe en cinquième année à Poudlard et déterminant pour notre avenir). Ensuite, j'ai rangé et rangé et rangé ma malle, puis j'ai lézardé près d'une fenêtre mais malheureusement le ciel est gris et ce n'est pas génial... J'ai voulu aller taper à la porte des Gryffondors pour sortir un peu avec Remus mais il doit travailler, comme d'habitude.

Ces temps-ci pourtant, je n'ai pas eu l'occasion de perdre mon temps. Entre les cours, les devoirs, les examens et tous ces gens!!! Oui, parce que tu ne le sais pas mais à cause d'une blague douteuse dont je soupçonne les Maraudeurs ou les Serpentards, je me retrouve coincée dans un dortoir qui n'est pas le mien, une salle commune qui n'est pas la mienne et, ce n'est pas la moindre chose, des colocataires qui ne sont pas les miens: les Serdaigles. Ils sont gentils (enfin presque) mais un tantinet succeptibles et à mourir d'ennui... à part Laya. Ouais, Laya je l'aime bien. Et puis il doit y en avoir d'autres mais en ce moment je passe beaucoup de temps avec elle alors...

C'est une des "rencontres" des temps derniers. Elle est brune, je suis blonde, elle aime les Serpentards, je déteste les Serpentards, elle danse magnifiquement bien, on dirait que je me suis fait remplacée la colonne par une planche de bois, elle est pour l'entente de toutes les maisons, je suis pour rester chacun à sa place. En bref: on s'entend très bien. Le pire dans l'histoire, c'est que c'est véridique. Je l'adore. On ne dirait pas aux premiers abords mais elle est très drôle, intelligente au possible, d'une beauté catalane sans égal, un tempérament de feu... Moi, en somme, sauf pour la beauté catalane. J'ai tous sauf des origines méditéranéennes. Tu dis que je suis narcissique? Mais non, je plaisante naturellement. Mais une chose est sure: j'ai plus d'estime de moi-même qu'elle. Elle m'a l'air si peu sure d'elle alors qu'il n'y a aucune raison pour. Avant-hier, une espèce de petite peste de Serpentard l'a humiliée et l'a insultée. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour l'avoir sous la main cette chipie et lui faire avaler sa baguette?! J'espère de tout mon coeur qu'elle aura de gros ennuis pour ce qu'elle lui a fait.

Mais ce sont de mauvaises choses que de penser cela. Je vais arrêter. J'aimerais bien voir Lynn mais elle aussi, est le nez coincée entre deux piles de manuscrits sur les Potions et les Sortilèges. Ce qui me fait rire c'est qu'elle aurait des notes Optimal partout mais qu'elle continue à réviser comme une malade. Lynn, c'est ma meilleure amie. Elle est également à Poufsouffle (aurais-je oublié de dire que j'appartenais à cette magnifique maison?) et en est sa digne préfète. Je l'adore mais elle me tape sur le système ces temps-ci...

Je vais te laisser cher journal, parce qu'il va être l'heure d'aller dîner et j'ai l'estomac dans les talons.

# Enviado el domingo 28 de mayo de 2006 08:33